
Bonjour à tous !
Aujourd’hui, on va voir de tout ce qu’il faut savoir pour réussir ses boutures de vigne en permaculture. Faire des boutures, c’est relativement simple en apparence, mais je vais vous expliquer pourquoi, dans bien des cas, cela peut n’avoir strictement aucun intérêt si on ne respecte pas quelques principes biologiques de base.
Les bases techniques classique : la règle des trois bourgeons

Une bouture de vigne comporte idéalement trois bourgeons. L’astuce consiste à mettre deux bourgeons sous terre et à n’en laisser qu’un seul hors du sol. Deux touffes de racine sortiront des bourgeons sous terre (parfois, une pousse aussi sortira de terre). Il faut placer les bourgeons vers le haut</s</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong&gt;</strong&gt;</strong&gt;</strong&gt;trong> (là, on voit sur la photo qu’ils pointent tous vers la gauche de l’image, c’est donc la partie droite qui sera plantée dans le sol). Mais même si on les plante à l’envers, ça fonctionne quand même. C’est juste que la pousse partira vers le bas et se redressera en suite.
Si l’on fait des boutures à 4 bourgeons, on aura deux pousses. Cela augmente les chances de reprise si un des deux bourgeons est mort. Mais si les deux prennent, ça fait partir la plante en Y. Ce qui n’est pas top, vu qu’en général, on fait grimper la vigne sur un seul tronc et en plus, on fait moins de boutures avec un rameau.
Ça marche mieux avec 3 bourgeons, parce que plus la bouture a de surface de contact avec la terre pour boire de l’eau et un minimum de surface de contact avec l’air pour limiter la transpiration qui la dessèche, plus elle à de chances de raciner.
On peut très bien faire des boutures avec 2 bourgeons (bonne reprise), voire 1 seul bourgeon, mais là il faut plus les bichonner pour que ça marche. L’arrosage régulier devient vital même au printemps et l’excès d’eau au temps que le manque d’eau, compromet l’enracinement.
Dans quel contexte bouturer votre vigne peut s’avérer totalement inutile ?
Il faut se méfier des vidéos sur YouTube, ou l’on montre la simplicité de faire des bouture de vigne, mais sans expliquer qu’il existe deux situations où faire des boutures est une perte de temps totale.
1. Avec les vignes sensibles au phylloxéra
Au 18e siècle, on a importé des États-Unis un petit puceron, le phylloxéra, qui suce les racines des vignes européennes (Vitis vinifera) comme le Chasselas ou le Muscat de Hambourg, le Pino ou Cabernet. Sur ces variétés, la bouture ne sert à rien : si les boutures prennent, au bout de 1 à 3 ans, elles se feront dévorer et mourront.
Seules les vignes très vigoureuses, comme les vignes américaines (Vitis Riparia, V.Aestivalis, V.labrusca, V.berlandieri) sont naturellement très résistante aux phylloxera mais aussi au maladies et les multiples hybrides qui ont été créer entre ces espèce de vigne américaines et celle d’Europe, pour une bonne part résistent assez bien à ce puceron. C’est donc ces variétés-là qu’on va multiplier par boutures. Les autres vignes classiques, ça ne sert à rien car le phylloxera les tueront dans la majorité des cas.
À noter : le phylloxera n’a pas trouvé asile dans tous les sols français. Il ne supporte pas le sable et les sols sableux (Le littoral des Landes et de la côte Atlantique, les Landes à Capbreton, l’Île de Ré et l’Île d’Oléron / La Camargue ; le littoral méditerranéen). Les zones sableuses de Sologne et de la vallée du Cher, du Gers, de la région parisienne.
Dans ces zones, les plantations de vignes directes issues de boutures ou marcottes sont encore pratiquées à ce jour.
2. Dans les sols calcaires au pH élevés
Si vous habitez dans une région où les sols sont très calcaires (pH entre 7.5 et 8.5), les vigne américaines hybrides résistants aux maladies ne souvent pas ce genre de sol au pH élevé qui pour beaucoup de plantes donne la chlorose ferrique (carence en fer) qui elle lié au blocage du fer par le calcaire et de ce blocage découle plein de carence (phosphore, manganèse, zinc, bore).
A noté que les hybridations multiples avec les vignes Vinifera qui sont naturellement résistante aux sol calcaire donne parfois des variétés comme Sophie (gros raisin blanc) qui sont a la fois tolérante aux phylloxéra et aussi au sol alcalin. Très peu de teste on été fait sur les vignes issus de bouture (les vigne directs)
Si on à un sol très alcalin, il y a deux solutions qui dans l’absolu ne sont pas à opposer, mais à cumuler si on le peut.
- S’adapter au biotope et greffer : il faut impérativement greffer sur un porte-greffe résistant au calcaire (41B et Fercal). Acheter des plants greffés ou apprendre à greffer soi-même si on ne trouve pas la variété que l’on cherche en pépinière ou le porte-greffe adéquat.
- Modifier le biotope (bien plus compliqué !) : donc faire descendre le pH (souvent entre 7.5 et 8.5) vers 7. Pour ce faire, on peut utiliser.
a. Les granulés de soufre afin de nourrir des bactéries (Thiobacillus thiooxidans ) qui en le digérant, sécrètent naturellement de l’acide sulfurique qui attaque les bases du sol et débloque le fer et le phosphore autre minéraux (ce n’est pas super bio mais utilisé en bio AB)
b. Planter des plantes qui favorisent ces bactéries Thiobacillus :
– Les liliacées à planter au pied : l’Ail Maraîcher (Allium oleraceum) / l’ail des vignes (Allium vineale) L’Ail doré ou Ail d’Espagne (Allium moly) / L’Ail cilié (Allium subhirsutum) / l’Ail à tête ronde (Allium sphaerocephalon) L’Ail de Cupani (Allium cupanii) qui nourriront ces bactéries.
– Les crucifères ou brassicaceae calcicoles : à planter sur le pourtour du plant comme la moutarde blanche (Sinapis alba) ou de radis chinois/fourrager
– Les fabacées (légumineuses) calcicoles : le Sainfoin (Onobrychis viciifolia) ou la Luzerne (Medicago sativa) qui en plus de fixer l’azote ont une capacité unique à acidifier intensément leur rhizosphère pour absorber le phosphore bloqué par le calcaire.
c. Faire un gros trou profond et de gros apport de matière organique bien compostées : terre récupérée sous des résineux comme le pin, le sapin, compostage, compostage de résineux et autre, fumier bien mûre (surtout pas frais, ça aurait l’effet inverse, putréfaction sans oxygène = méthane et ammoniac) les apports doivent avoir l’odeur et l’aspect de la terre de forêt
Le cocktail : 50 % d’humus de sous-bois + 30 % de composte mûre, 20 % de la terre calcaire d’origine +100 gr de fleur de soufre (granules) + mulch en surface d’aiguilles de pin, sapin, thuya etc. + Plante qui favorise les Thiobacillus (alliacées / crucifères)
Un dernière astuce consiste à arroser les plants avec du fer chélaté pour stopper la chlorose ferrique. Le calcaire bloque le fer, mais pas si il est enrobé, et pour fabriquer du fer chélate, il suffis de mettre des clous rouiller dans un purin d’aiguille de résineux et de feuille riche en tanin (lierre, chêne, châtaigner etc) et d’arroser le sol avec une dilution à 10% et le feuillage avec une dilution ) 5% (vous pourrez retrouver toutes ces recettes et astuces dans mon nouveau livre « Comprendre les sols pour faire des jardins productifs » qui sortira bientôt
Les ennemis de la bouture de vigne
Pour réussir, il faut connaître les ennemis de la bouture.
Le dessèchement : si vos rameaux ne sont pas stockés correctement ou si voix prélevée des rameaux secs, c’est l’échec à 100 %.

On peut écorcher l’écorce pour voir si c’est encore vert. S’il n’y a plus de vert, les boutures serviront à allumer le barbecue.
- La moisissure : un stockage trop humide (comme dans du journal humide au frigo ou mis en pleine terre en automne) fera pourrir vos rameaux comme du bois mort.
- Les fortes gelées : si vous laissez vos sarments coupés en fagot dehors par -5 °C ou -10 °C, ils ne sont plus protégés par le pied mère et risquent de ne pas reprendre.
- Le traumatisme des bourgeons : ne tirez pas comme une brute sur les sarments lors de la taille. Maniez-les délicatement, car vous risquez d’arracher les bourgeons qui font démarrer les feuilles.
- Les gastéropodes : les limaces et escargots adorent manger les jeunes feuilles au débourrage avant que les racines ne sortent. Si elles reviennent dix fois de suite, elles épuisent les réserves de sucre de la bouture et la font crever si elles mangent la base du bourgeon.
À quelles périodes prélever les boutures ?

On prélève les boutures de décembre à mars, grosso modo avant que les bourgeons ne gonflent. On dit qu’ils “débourrent”, même si elles peuvent pousser jusqu’à début avril et faire des boutures avec le feuillage qui commence à sortir.
On peut aussi prélever des boutures “en vert” ou semi-ligneuse de juillet à septembre et faire des boutures à l’étouffée (elle demande beaucoup plus de soin.)
Mais en général, on prélève les boutures quand on a le temps de tailler, parfois en janvier, parfois en décembre, parfois en mars. Et en général, on taille la vigne de décembre à mars. En région froide, on taille en fin d’hiver, parce que le gel fort endommage les plaies de taille, et on ne dépasse pas le mois de mars, parce que les plaies se mettre à pleurer la sève par litre et c’est autant de sève perdue.
Comment stocker vos sarments durant l’hiver ?
- Au frigo : séchez bien vos boutures si elles sont humides, trempez les bouts dans la cire et mettez-les dans un sac de congélation bien fermé ou bien les emballez dans du cellophane et au frigo. Ils tiendront 4/5 mois sans problème.

- Le journal humide : c’est risqué, car les champignons s’y développent vite. Si vous le faites, passez un petit coup de « pschitt pschitt » avec un peu d’eau de javel chaque semaine pour tuer les bactéries et champignons.
- En jauge dans du sable humide dehors : la méthode classique. Il faut environ 10 % d’humidité dans le sable : le sable doit humidifier la main sans être mouillé ou détrempé. En général, on met la zone de jauge (qui peut être un sac ou un conteneur plein de sable) au nord de sorte que le soleil ne réchauffe pas le sable trop vite (et retarde le débourrement des bourgeons).

Ici dans un conteneur
La période idéale pour bouturer la vigne
Le secret pour réussir ses boutures de vignes résistantes en permaculture : la chaleur

La période idéale est le printemps, quand les jours deviennent chauds et que le sol est au moins à 15 °C (ou vos pots). En dessous, ça ne démarre pas et la plante risque de se faire attaquer par des champignons si cela dure trop longtemps.
La température idéale pour bouturer la vigne se situe entre 18 °C et 24 °C au niveau de l’air, avec idéalement une température au sol (chaleur de fond) légèrement supérieure, autour de 22 °C à 24 °C. C’est pour cela que les boutures sous serre ou derrière une véranda marchent toujours mieux qu’en pleine terre au printemps. Cette température correspond en général à la mi-mai après les saints de glace comme pour les légumes d’Amérique gourmand en chaleur (tomate, courge, aubergine, poivrons, etc.). Mais si on a une serre comme sur ma photo, on peut commencer en avril.
On peut aussi faire des boutures en vert en plein été, mais c’est plus compliqué et il faut les bichonner. (voir en bas d’article)
Le substrat idéal et la mycorhization des plants
Le substrat idéal est un mélange qui soit drainant, légèrement acide (ph 5.5 à 6.5). Les boutures ne supportent pas l’humidité s’il n’y a pas d’oxygène. Il faut donc un mélange qui laisse passer l’oxygène et que le mélange soit légèrement acide (mélange de 40 % sable, 40 % terreaux horticoles, terreau de sous-bois, de résineux – ou à défaut tourbe – et 20 % de ton sol).
Le terreau de semis du commerce est souvent stérilisé et la plante n’aura pas les mycorhizes et bactéries symbiotes adéquats. C’est pour cela qu’idéalement, il faut ajouter de la terre du jardin, mais le problème est qu’elle apporte aussi plein de graines dans le mélange et notre bouture pousse alors en compétition avec plein d’herbes diverses…
L’astuce de l’eau boueuse pour un substrat vivant

Si on utilise un mélange de 2/3 de terreau horticole et 1/3 de sable, il manque de bactéries et de symbiotes, ce qui peut laisser la place à la pourriture grise (Botrytis cinéra).
Pour remédier à cela sans ramener toutes les mauvaises herbes de votre jardin :
- Mettez de la terre de votre jardin dans un seau d’eau.
- Touillez bien pour faire une eau boueuse.
- Laissez décanter et retirez l’écume en surface qui contient toutes les graines.
- Arrosez votre terreau avec cette eau. Vous récupérez ainsi les bonnes bactéries (le microbiote de la plante) et un peu d’argile sans les herbes indésirables.
La forme des boutures conditionne le choix des contenants et la façon de planter la bouture

Comme on l’a vu plus haut, l’idéal est de mettre 2 bourgeons sous terre et un hors du sol, mais si certaines variétés vigoureuses font des bourgeons très espacés. Une bouture de trois bourgeons peut alors mesurer 50 cm de long et dans ce cas :
- Ne la plantez pas verticalement les grandes boutures : à cette profondeur (30 /40 cm), le sol est trop froid et il n’y a pas assez d’oxygène. Vous allez rater votre bouture ou au moins le bourgeon bas ne racinera pas.
- Plantez-la couchée : faites une tranchée (ou utilisez une jardinière) pour que les deux bourgeons enterrés soient seulement entre 5 et 10 cm de profondeur.
Pour la coupe, coupez simplement en biais sous le bourgeon pour faciliter l’enfoncement.
Les boutures à talon (ou l’on garde un morceau de bois de 2 ans) n’ont strictement aucun effet sur la reprise. C’est juste plus compliqué à enfoncer dans le sol.
Pots ou pleine terre ? peser le pour et le contre
En pot : avantage, on contrôle tout (chaleur, sol, arrosage, limaces). On peut utiliser des plaques alvéolées d’arboriculture pour produire beaucoup sur peu de place. Mais attention : un oubli d’arrosage d’une semaine et tout est perdu et il faut impérativement repiquer les plants en juillet-août, car les alvéoles n’ont pas assez de ressources.
Ici en plaque alvéolée

Ci-dessous, dans un très gros pot, on peut mettre une dizaine de boutures et avec une couche de sable en surface et un carton. On empêche les mauvaises herbes de pousser et on empêche l’évaporation de l’eau. Ici, j’en avais mis un peu trop. Idéalement, il en aurait fallu 8/10 maximum, car les boutures ont bien pris, mais elles n’ont pas beaucoup poussé et n’avaient pas un système racinaire très développé en automne, car elles étaient trop en compétition.

En pleine terre : c’est plus difficile à désherber, mais la plante a plus de ressources en eau si on l’oublie. Ici, je les faisais pousser au milieu des légumes, et les boutures profitaient de l’arrosage.



Astuce du carton contre le désherbage


Faire une tranchée → apporter du compost si le sol est pauvre → mettre des grands cartons sans encre → percer tous les 20 cm avec une tige en métal (fer à béton) → placer les boutures → arroser régulièrement. L’eau suit les trous des boutures.
La tranchée + carton garde bien l’humidité… Et le tour est joué (sauf en sol lourd, ne pas faire ça ! Asphyxie racinaire assurée)
Bouturer la vigne dans l’eau c’est possible ?

Oui, mais dans certaines conditions !
Contrairement aux cassis et groseilles qui racinent tout seuls dans un seau plein d’eau stagnante, même froide, la vigne a besoin d’une eau à 18-20 °C minimum et une eau oxygénée sans matière qui putréfient, sinon elles putréfient elle aussi.
Si on met un fagot de bouture de vigne dans un seau plein d’eau, on n’est presque sûr que le fagot va putréfier en quelque semaines. Et si quelques racines se forment, ce sera en surface du sceau, là où il y a de l’oxygène.
Je l’ai fait plein de fois pour garder des greffons et sauf quelques variétés qui bouturent très facilement, comme Wiktoria, vous n’aurez que des échecs !
En revanche, si le bas des boutures trempent dans 2 ou 3 cm d’eau seulement (un fond d’eau dans une bouteille coupée comme sur la photo), il y a assez d’oxygène et ça racine facilement (mais il faut vérifier le niveau de l’eau régulièrement, car ça s’évapore très vite).
Si on met 10/15 cm d’eau avec un bulleur d’aquarium, là aussi on a souvent 100 % de réussite…

Boutures de vignes en aquaponie et sabloponie
On peut même faire les boutures en aquaponie. j’ai fait des tests avec mes amis d’Aquaponia (centre de formation à l’aquaponie)
Ici un test sur plaque flottante


Ici en sabloponie dans de la pouzzolane 3 mm en association avec des patates douces et des poireaux.

Ça marche, mais méfiez-vous : il y a souvent un choc au moment du repiquage (changement de pH, d’hygrométrie, de bactérie, de mycorhizes) qui peut faire mourir la bouture malgré ses belles racines.
L’idéal est de tremper les racines de la bouture dans de la terre du jardin transformé en boue, comme pour mycorhizer le compost dans les pots. Là, on a un bien meilleur taux de reprise qu’une transplantation “directe”.
Les boutures en vert en été (juillet-août)

Si vous tombez sur une vigne exceptionnelle en plein été et que vous voulez l’avoir chez vous, vous pouvez tenter la bouture en vert « à l’étouffée ».
C’est beaucoup plus délicat qu’une bouture de printemps, mais ça reste simple.
- Prélevez un rameau.
- Retirez toutes les feuilles sauf une, que vous coupez aux 2/3. C’est crucial : trop de feuilles et la plante meurt par évaporation ; pas assez et elle ne peut plus faire de photosynthèse pour créer ses racines. Et mettez les dans l’eau en attendant.
- Mettez un sac plastique transparent autour des “pots ou des plaques alvéolées” avec un tuteur pour tenir le plastique haut. À défaut, prendre une bouteille que l’on coupe en deux dont la partie basse est percée en dessous, fait le pot et la partie haute sans le bouchon fait la partie “serre” (mélange de terreau et sable). Le but est de garder constent l’humidité de l’air et stopper le vent.
- Gardez-la les boutures à la lumière tamisée jamais au soleil direct ! Si le feuillage se ramollit, c’est, soit qu’il y a trop de soleil et de chaleur, soit qu’il y a trop de feuillage, soit pas assez d’eau, soit que l’eau stagne et que la bouture moisit. C’est clairement plus compliqué qu’une bouture de printemps ! Mais ça marche si on y passe du temps.

Méfiez-vous des « bêtises » qui circulent sur YouTube où l’on vous montre de grands bâtons plantés dans de minuscules pots sans aucune explication. C’est facile de vous montrer un test, mais ils vous montrent rarement le résultat.
Je me souviens de voir Gorane le permaculteur se filmer en train de bouturer des framboises en 10 secondes. Le problème est que les framboisiers se bouturent par la racine et pas par les parties aériennes qui assurent presque 100 % d’échec. S’il devait montrer le résultat de ses vidéos, il publierait 1 vidéo sur 20.
Il faut 1 minute pour dire une connerie énorme et 10 minutes pour expliquer pourquoi c’est une connerie et pourquoi elle est énorme. Donc Google et YouTube privilégieront toujours les conneries plutôt que les infos sérieuses qui demandent de l’attention et de l’expérience.
On vous tiendra au courant des nouvelles découvertes 😊
Merci d’avoir lu cet article
Franck Nathié










